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Apprendre l'anglais 8 min de lecture

Anglais facile : est-ce dur d'apprendre l'anglais ?

Publié le Mis à jour le
Bébé en tenue de gymnastique faisant une pompe sous des anneaux
Sommaire

L’anglais est-il facile à apprendre ? Pour un francophone, il est souvent plus abordable qu’on ne l’imagine, surtout à l’écrit : les noms ont peu de genre grammatical et la conjugaison change moins qu’en français. L’oral, lui, demande de l’écoute et de la régularité.

Voilà ce qu’il faut retenir derrière l’idée d’un anglais facile. Le but n’est pas de nier les difficultés, mais de voir aussi tout ce qui joue en votre faveur.

Selon le British Council, environ 1,4 milliard de personnes veulent apprendre l’anglais ou l’apprennent déjà. Vous n’êtes vraiment pas seul dans cette aventure. Pour commencer sans vous éparpiller, retrouvez aussi notre guide pour apprendre l’anglais.

Bien sûr, tout dépend de votre langue maternelle. Un locuteur chinois, arabe, allemand ou français n’aura ni les mêmes difficultés ni les mêmes facilités face à l’anglais.

Qu’est-ce qui rend l’anglais facile ?

Intéressons-nous d’abord à ce qui rend l’apprentissage de l’anglais plus abordable, par rapport à d’autres langues comme l’allemand ou encore… le français :p

Les noms n’ont généralement pas de genre grammatical

En anglais, on ne se demande pas si table est masculin ou féminin. Les noms n’ont généralement pas de genre grammatical comme en français.

La nuance arrive surtout avec les pronoms : he, she et they selon la personne, ou it pour une chose et parfois un animal dont on ne précise pas le sexe.

  • « Un » ou « une » se traduit par a devant un son de consonne et an devant un son de voyelle.
  • « Le », « la », « les » ou « l’ » se traduit souvent par the.

Le son compte plus que la lettre écrite. On dit an hour, car le h est muet, mais a university, car le mot commence par le son de you.

Pourquoi dit-on « un téléphone » et non « une téléphone » ? Ce genre de question, les anglophones n’ont pas besoin de se la poser. Ceux qui apprennent l’anglais non plus ;)

Si vous voulez creuser ce point, notre article explique comment choisir entre a, an et the en anglais.

La conjugaison comporte moins de terminaisons

En français : à chaque personne, ou presque, on peut rencontrer une terminaison différente. Sans compter que ces terminaisons changent aussi selon le groupe du verbe.

En anglais :

  • Au présent simple, la différence apparaît surtout à la 3e personne du singulier : on ajoute généralement un s au verbe.
  • Au prétérit, les verbes réguliers prennent -ed, avec la même forme à toutes les personnes.
  • Les verbes irréguliers sont à apprendre par cœur, au moins les plus utiles. Là encore, leur forme reste généralement la même à toutes les personnes, sauf quelques cas comme was et were pour to be.
  • Pour parler du futur, will est une première construction simple à connaître, même si ce n’est pas la seule.

Les verbes irréguliers, sans panique

L’apprentissage des verbes irréguliers n’est pas toujours agréable. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’existe aucune raison de vouloir tous les mémoriser d’un coup.

Commencez par les plus fréquents : go / went / gone, have / had / had, make / made / made. Vous pourrez ensuite élargir la liste au fil de vos lectures et de vos écoutes.

Beaucoup de vocabulaire ressemble au français

En anglais, il y a beaucoup de vrais amis : des mots qui se ressemblent, voire qui sont identiques, et qui veulent dire la même chose. Par exemple, table se dit tout simplement table. Facile, non ?

L’anglais a emprunté de nombreux mots au français et au latin. Cela ne permet pas de comprendre toute la langue par magie, mais vous partez avec une réserve de vocabulaire déjà familier.

J’avais aussi recommandé la méthode audio de Michel Thomas. Son principe reste agréable pour ceux qui aiment écouter et répéter, notamment dans les transports ou en voiture. Pas besoin de commencer par de longues pages de grammaire.

Un adulte connaît déjà beaucoup de mots croisés dans les médias, les produits et la vie quotidienne. Pour tenir une conversation et se faire comprendre, il n’est pas nécessaire d’attendre un vocabulaire monstrueux. Alors, combien de mots connaissez-vous déjà grâce aux vrais amis ? :p

Les accents sont rares dans les mots anglais courants

Les mots anglais courants utilisent rarement les accents aigus, graves, circonflexes ou les trémas du français. Certains emprunts conservent parfois un signe diacritique, mais vous en rencontrerez peu dans la vie de tous les jours. Une chose de moins à retenir à l’écrit.

L’anglais est partout

L’anglais est partout dans nos vies : notices de produits, chansons à la radio, séries, jeux, interfaces de logiciels…

Pour ceux qui cherchent de quoi lire ou s’entraîner en ligne, W3Techs mesure que l’anglais est utilisé par environ la moitié des sites dont la langue est connue. Avec beaucoup de touristes, vous communiquerez aussi en anglais avec des personnes qui ne sont ni britanniques ni américaines ;)

Qu’est-ce qui rend l’anglais difficile ?

Parlons maintenant des choses qui fâchent ^^

Comprendre l’anglais parlé

Une personne ayant déjà un bon niveau à l’écrit pourra dévorer un roman en anglais sans trop de problèmes, puis se sentir perdue devant un natif qui parle vite. L’anglais est souvent plus facile à l’écrit qu’à l’oral.

Vous avez sans doute remarqué qu’il est parfois plus simple de comprendre un Français, un Russe ou un autre non-natif parlant anglais qu’un anglophone qui parle naturellement.

Imaginez un Anglais qui a bien appris le français et tient une conversation correcte, puis qui vous entend dire « Ché pas ». En voyant son visage se décomposer, vous rectifiez « Je ne sais pas », et d’un coup il comprend bien mieux.

C’est aussi ce que nous, francophones, devons apprivoiser en anglais. Entre amis comme au travail, les anglophones utilisent beaucoup de contractions, de liaisons et de réductions.

D’où l’intérêt d’écouter souvent : la BBC, des séries en VO ou des films en version originale. Une actualité déjà familière est plus facile à suivre, car vous connaissez le contexte avant même de comprendre chaque mot.

Commencez par les contractions simples : I’m, it’s, you’re. Puis écoutez les enchaînements plus rapides que l’on entend dans une conversation naturelle.

À l’écrit, des formes comme « lodovem » pour a lot of them ne sont que des aides d’écoute très approximatives. Elles ne remplacent ni une transcription phonétique ni, surtout, le son réel.

Le mieux reste donc d’écouter. Le site Rachel’s English traite surtout de prononciation américaine, avec de nombreuses vidéos sur les contractions et les réductions. Vous pouvez aussi suivre nos conseils pour améliorer votre prononciation anglaise.

Combien de temps faut-il pour progresser ?

Comme toute langue, l’anglais ne s’apprend pas en trois jours. Ne vous laissez pas berner par les publicités qui promettent de devenir bilingue en trois mois.

Le support Cambridge English donne un ordre de grandeur en heures guidées depuis un niveau débutant : environ 500 à 600 heures pour viser le niveau B2, et 700 à 800 heures pour le niveau C1. Ce n’est ni un chronomètre magique ni une promesse de bilinguisme.

Tout dépend aussi de ce que vous mettez derrière le mot « bilingue » :

  • Certains pensent à une personne qui parle anglais presque comme elle parle français, voire qui pense en anglais.
  • D’autres emploient ce mot dès qu’ils peuvent tenir une conversation et comprendre l’essentiel.

Sans séjour à l’étranger, le principal reste d’apprendre régulièrement. Il ne s’agit pas de vous forcer à faire des exercices tous les soirs, les larmes aux yeux. L’idée est plutôt de vivre un peu en anglais :

  • Lire quelques pages ou les actualités en anglais.
  • Écouter une radio ou un podcast anglophone.
  • Regarder vos séries et films préférés en VO, avec des sous-titres en anglais.
  • Passer vos logiciels et votre téléphone en anglais.
  • Essayer de parler anglais avec votre conjoint, un enfant ou un ami.
  • Utiliser une des meilleures applications pour apprendre l’anglais pendant dix minutes dans les transports.

Vous pouvez choisir un seul de ces conseils et y consacrer 10 à 20 minutes par jour, ou tous les deux jours. Le principal, c’est la régularité. Mieux vaut dix minutes souvent que six heures une fois tous les six mois.

Les faux amis en anglais

On a vu plus haut les vrais amis. Les faux amis, eux, sont des mots qui ressemblent au français, parfois jusque dans leur orthographe, mais dont le sens diffère.

Actually signifie « en fait », et non « actuellement ». Library veut dire « bibliothèque », pas « librairie ». Eventually se traduit le plus souvent par « finalement » ou « à terme », pas par « éventuellement ».

Ils font sourire… après coup. Avant, ils provoquent parfois de beaux quiproquos. Rien de grave : notre guide des faux amis anglais vous aidera à les reconnaître au fil des lectures et des conversations.

La honte de bien parler

Quand on fait l’effort de « bien parler » anglais, on a parfois l’impression de frimer. Et si un autre Français est à proximité, il peut se moquer. C’est dommage, car cela freine beaucoup de gens, qui préfèrent ne pas ouvrir la bouche.

Un séjour à l’étranger aide notamment parce qu’il vous oblige à vous faire comprendre sans attendre une prononciation parfaite. Si vous envisagez cette solution, vous pouvez découvrir comment apprendre l’anglais en Nouvelle-Zélande.

Si vous ne pouvez pas partir, ne vous préoccupez pas trop de ceux qui sont autour de vous quand l’occasion de pratiquer se présente. Lancez-vous !!!

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. J’espère que cet article vous a plu et que l’anglais vous paraîtra un peu plus facile à aborder. N’hésitez pas à partager vos impressions. Vos conseils sont les bienvenus aussi.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Est-ce que l'anglais est une langue facile pour un francophone ?
L'anglais est souvent plus abordable qu'on ne le croit : les noms ont généralement peu de genre grammatical, la conjugaison comporte moins de terminaisons et beaucoup de mots ressemblent au français. L'oral, les réductions et les faux amis demandent toutefois de la pratique.
Pourquoi dit-on a university et an hour en anglais ?
On choisit a ou an selon le son, pas selon la première lettre du mot. University commence par le son de consonne de you, donc a university. Le h de hour est muet, donc on dit an hour.
Combien d'heures faut-il pour progresser en anglais ?
Cambridge English donne un ordre de grandeur de 500 à 600 heures guidées pour atteindre le niveau B2 depuis un niveau débutant, et de 700 à 800 heures pour le niveau C1. Ce ne sont pas des délais fixes : le rythme dépend aussi du niveau de départ, de la régularité et de l'exposition à l'anglais.

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À propos de l'auteur

Rico

Passionné d'anglais depuis mon séjour au Royaume-Uni en 2012. Ce blog est né de mes propres notes d'apprentissage, un carnet numérique que j'ai créé pour ne plus perdre mon vocabulaire.

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